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20/03/2012

La Bibliothèque municipale honorera dorénavant la mémoire d’Henriette Alquier

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Plusieurs dizaines de Viassois s’étaient données rendez-vous au 12, rue de l’Hospice, sur l’invitation de la municipalité afin de baptiser la bibliothèque municipale. En effet, ce bâtiment communal porte désormais le nom d’Henriette Alquier qui fut institutrice à Vias du 1er octobre 1917 au 28 février 1918 puis de 1922 à 1937, épouse de Paul Alquier, également instituteur dans la commune de 1923 à 1937.

Richard Monedero, Maire, retraça la vie de cette enseignante féministe et syndicaliste qui fut l’auteure d’un rapport publié en 1927 sur « la maternité fonction sociale » et dont l’épigraphe est « Femme, ose être ! ». « Ce rapport qui étudie toutes les questions concernant la maternité et l’enfance examine les possibilités d’amélioration de la maternité, de diminution de la misère des enfants d’ouvriers et pose la question de la maternité consciente et de la conception d’un régime établissant un rapport entre la naissance des enfants et la possibilité de les élever » rappela –t-il avant d’ajouter : « Dans la France du début du XXe siècle, les idées anticonceptionnelles soulèvent de violentes réactions ».  Car ses propos ont en effet déclenché les attaques virulentes et les menaces de sanctions d’Edouard Herriot, ministre de l’Instruction Publique d’alors. Ce qui allait devenir « l’Affaire Henriette Alquier » se termina par un retentissant acquittement qui souleva un vaste mouvement d’opinion ou des personnalités et des groupes divers par idéal démocratique ou préoccupation sociale s’engagèrent dans la lutte pour la liberté de la contraception.

« Vias se devait d’honorer le nom de cette femme d’exception à l’origine d’importantes avancées sociales » rappela le Maire en guise de conclusion. Il revenait alors à Nadine Bontemps, adjointe à la Culture, de dévoiler la plaque apposée à l’une des entrées du Centre Culturel.

Les participants se déplaçaient ensuite jusqu’à la Galerie d’Art André Malraux où ils pouvaient découvrir l’exposition réalisée par Clara Magazine et « Femmes Solidaires », mise en place à l’occasion de la Journée Internationale des Femmes en collaboration avec l’association Le Chantier. Ils participaient également au débat animé par Samia Messaoudi, journaliste, et Noëlle Rigal, responsable syndicale. Durant cette discussion, les avancées au fil des dernières décennies pour l’égalité de la femme furent évoquées. L’importance du chemin restant encore à parcourir en ce domaine fut également mise en évidence. Les discussions pouvaient se poursuivre autour du verre de l’Amitié.

23/04/2011

Une soirée débat constructive sur l’immigration avec l’association Le Chantier

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La projection du dernier volet de la trilogie cinématographique « Un siècle d’immigration en France » de Medhi Lallaoui, organisée par l’association Le Chantier, avait attiré une trentaine de personnes à la salle Yvon Vieu.  Ce 3e chapitre a tout d’abord permis de retracer « l’histoire de France, depuis la 2nde guerre mondiale à nos jours, qui s’est faite avec ce va et viens d’immigrés » comme l’a souligné Samia Messaoudi. Présente afin d’animer le débat aux côtés d’Ariel Jorda, président du Chantier, la journaliste écrivain a témoigné à travers ses expériences personnelles vécues au fil des actions menées au sein de l’association « Au nom de la mémoire ».

Le public a commenté les images vues à l’écran et les discussions ont tout naturellement entraîné un parallèle avec le contexte actuel.

15/04/2011

Le 3e volet d’« Un siècle d’immigration » à voir avec l’association Le Chantier

Unsiècle d'immigration, Medhi Lallaoui, Le Chantier, Samia MessaoudiAu cours du débat instauré lors de la diffusion du 2e volet du film de Medhi Lallaoui, « Un siècle d’immigration », beaucoup de personnes parmi le public manifestaient leur désir de pouvoir visionner le 3e et dernier volet de cette série. C’est ce que proposera l’association « Le Chantier » présidée par Ariel Jorda, samedi 16 avril, à 17h30, salle Yvon Vieu. Cette projection se déroulera en présence de Samia Messaoudi, journaliste écrivain, qui animera également les discussions qui ne manqueront pas de suivre.

Ce 3e volet retracera la période de 1945 à nos jours ; de l’année de la création de l'office national d'immigration (ONI), qui gérera et régulera la venue de millions de travailleurs immigrés à qui l'on fait appel pour répondre aux besoins de la reconstruction, jusqu’à février 1997, où un mouvement citoyen sans précédent se mobilise autour de la lutte des sans-papiers de l'église Saint-Bernard. Seront également évoqués la période des Trente Glorieuses et du plein emploi, la récession des années soixante-dix, l'accentuation de la crise économique dans les années quatre-vingt…

L’entrée est gratuite.